Le voyage de Marty, San Cristóbal #jour56

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Je me lève un peu tard et file en ville. Les maisons ne sont pas hautes, souvent juste un RDC. Elles sont colorées. Une chose qui me marque est la différence entre les gens d’ici qui ont une forte influence indigène (petits et bronzés) et les touristes européens (grands et blancs) pour la plus part. Très peu d’américains ici, ils préfèrent la plage et se bourrer la gueule à Cancun. C’est qqch que j’avais remarqué au Brésil aussi. Les européens sont plus dans les villes perdues, dans la nature, et les américains dans les stations balnéaires et ultra touristiques.

Avant de partir, Alexis m’avait dit en rigolant “revient nous grandi” et je lui avait répondu sur le même ton que j’avais finis ma croissance. Mais en fait, vu que les femmes ici mesurent entre 1m40 et 1m50 et les hommes pas beaucoup plus (1m60-70), finalement on peut dire que j’ai grandi de 20cm non ?

Dans les rues, avec les bâtiments et les gens, on sent une culture indigène forte. Qui s’est mélangé avec le reste bien sûr, mais c’est différent d’ailleurs.

Je me prend un chocolat chaud. Ici pas de mélange avec de la cannelle ou des amendes ou du sucre : c’est du cacao pur. Il n’a d’ailleurs pas le même goût.

Je me promène en ville et vais au musée de Jade. Ce musée raconte toute l’histoire des peuples qui habitaient ici avant les espagnols à travers des masques et sculptures de Jade. C’est super intéressant. La jade est un matériaux extrêmement dur et on ne sait pas vraiment comment ils taillaient leurs objets.

Je me promène dans la ville :

Je mange des enchiladas avec du mole (plutôt bon ici). Je vais ensuite au Musée Na Bohom. Le bâtiment est un grand bâtiment colonial qui appartenait à un anthropologue et explorateur qui s’est engagé toute sa vie dans la découverte des Chiapas et la conservation de sa cultures, ses peuples et ses traditions. Ces explorations se sont terminées dans les années 60. Pas si vieux donc. La bibliothèque, qui contient de nombreux livres sur les indigènes, est encore d’actualité car de nombreux livres présents sont introuvables ailleurs.

Je fais ensuite un “free walking tour”. Une fille nous fait visiter plus ou moins la ville et plus où moins découvrir des choses. Rien d’incroyable mais c’est sympa. On bois une bière artisanale (la seule bière pression que j’ai bue du Mexique) et nous fait goûter le Pox. L’alcool de basse qualité local. Ils l’améliorent mais ça reste pas fou. Elle nous conseille de regarder : Zapatistas, Crónicas de una rebelión. C’est un film sur le zapatisme (qui vient de l’anarchisme Emilio Zapata) pour mieux comprendre la région et ses problématiques.

Je pensais qu’elle allait demander des pourboire à la fin évidemment, mais la c’est carrément 100 pesos minimum ! Le culot, surtout pour un groupe de 25 personnes, ça fait 100€ l’heure et demi de travail, même en France pas grand monde est payé autant !

Je vais manger dans un burger. Je passe dans la cour et là : plein de peintures fluorescentes avec de la psytrance qui passe dans la salle du fond. Je demande au gars, en temps normal c’est un burger, en week end c’est une boîte de psy trance le vendredi samedi dimanche jusque 8h du mat’! Au top ! J’y repasserais sûrement ! À noter la norme électrique : les lumières en néon Ultraviolet dans la cours sont alimentés par une multiprise branchée dans les toilettes grâce à deux fils qui traversent la pièces :

Pas intérêt d’y toucher !

Bilan : 500 pesos soit 20€

2 Comments

  1. Pour la diff ricains européens il ya aussi bcp la distance qui joue. Si t’es européen et que tu veux te bourrer la geule dans un cadre paradisiaque tu vas en corse ou à Ibiza etc..
    Aller au Mexique, faut le vouloir, c’est pas les mêmes personnes qui y vont 😉
    En tout cas content que ce voyage te fasse prendre un peu de hauteur mdr

  2. Non, les américains ne vont pas au fin fond des Chiapas se bourrer la gueule, ils vont à Cancun, ça n’a rien à voir. C’est qu’ils ne parlent pas un mot d’espagnol, se croient au dessus paecequ’ils ont de l’argent et qu’il y a des tensions politiques entre les pays.

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