Le voyage de Marty, Copán #jour115

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Réveil tranquille vers 9h, je déjeune un cake à la banane que j’achète dans la boulangerie que m’avais recommandé Doris et je monte chez eux.

Je récupère mon petit sac, la remercie beaucoup, prend une photo avec Gabriel et elle et lui donne 400qtz comme cadeau de Noël. Je vais ensuite voir Moisés et idem. Il m’offre un collier avec une pierre de Jade du Guatemala qu’il fait lui même. J’avais peur qu’ils refusent l’argent mais non, ils l’ont accepté avec plaisir. Tant mieux. Je vais faire attention à ce collier aussi, ça serait con de le perdre.

J’ai perdu mon bracelet de graines des Chiapas dans le Huehuetenango et celui avec l’ambre de Tuxtla sûrement au même moment. C’est dommage. Après celui d’ambre j’en ai un autre et celui de base était cassé, tant pis. Celui de graines en fait il faut le quitter pour la douche et j’ai du le laisser dans la sdb de mon CS.

Je recup mon sac et apprend que le bus pour la capitale passe dans la même rue ! Parfait ! Je sors de l’auberge et là : le bus est à 50metres il arrive, parfait.

J’adore voyager en chicken bus, ca ressemble vraiment à únete voyage, à l’aventure un peu. Le problème c’est qu’il m’est impossible d’écrire car ca tremble dans tous les sens, le bus penche dans les virages il faut se tenir… Du coup au Mexique je rattrapais mon retard dans le bus, ici impossible.

Arrivé à la capitale je prend un Uber pour 40qtz au lieu du taxi à 80qtz. Je ne comprend même pas comment il peut encore y avoir des taxis avec ces tarifs. En plus on m’a déconseillé de prendre des taxis dans cette ville, si jamais c’était un faux taxi et trafic d’organes, bon là aucune chance, ceux là doivent attendre les gens à l’aéroport pour choisir leur proie. Pour le coup le Guatemala c’est tranquille mais la capitale ca craint un peu.

J’aime bien discuter avec les Uber, souvent c’est une reconversion et ils sont intéressants. Lui était commercial pour une entreprise de ferronnerie et voyageait à travers tout le Guatemala mais c’était fatiguant il a arrêté. Il fait Uber depuis 2-3 mois et ca lui va bien.

Je mange un Taco Bell (chaîne américaine de fast food Mexicain mais qui n’a rien à voir avec la nourriture Mexicaine. Ceci étant dit je trouve ca vraiment bon) et prend un bus, un vrai bus cette fois. J’en profite pour faire des recherches. On passe sur les côtés de la Sierra de Las Minas. C’est beau. Cette partie du Guatemala est super sèche. Je regarde les treks en Amérique du Sud et me rend compte qu’il va falloir faire un autre plan au niveau de l’ordre des pays. Je m’imagine déjà en haut des montagnes à 5000 ou 6000 mètres, ca le donne sacrément envie.

Arrivé à Chiquimula on change de bus et il me pose au croisement. Le premier véhicule derrière le bus est le bus direction la frontière : parfait. Petit changement à Jocotenango et j’arrive à la frontière.

Je jette le peu de beuh que j’ai et passe dans la nuit, c’est assez drôle haha. C’est juste une route avec 2 barrières même pas surveillés. Tu peux passer en toute tranquillité sans contrôle. Au bureau de l’immigration j’avais rempli les papiers demandé et préparé mon pass mais on me tamponné juste mon passeport + empreinte, rien d’autre. Ces frontière c’est vraiment pas plus des frontières qu’en Europe, juste il te faut un tampon (et encore je suis sur que certains passent pour rester juste une journée dans l’autre pays). Petit souci, plus de bus à cette heure il fait nuit, je demande à la dame qui était avec moi à la douane, ils me prennent dans leur voiture jusque Copán, ils habitent la bas. Franchement ca m’arrange bien ! Bon sur la route des militaires regardent dans la voiture mais aucun autre contrôle. Ils me posent juste devant l’hostel, super sympa, mieux qu’un taxi ! Ils étaient partis à Chiquimula pour la journée du dimanche, aller faire des courses, au ciné, profiter du week end et “sortir de la routine” comme il m’a dit.

Arrivé à Copán je vais à l’hostel et rencontre un iranien. On va manger en ville. Le centre est super joli. Enfin, la place centrale quoi. C’est tout petit Copán.

Bilan du Guatemala : Un pays empli de traditions, d’artisanat, de joie et de gentillesse. La culture du Guatemala est vraiment loin de la culture française. Beaucoup d’hospitalité et de débrouille mais aussi d’acceptation de la situation, ils se contentent du minimum aussi. C’est aussi pour ça qu’il y a une vraie fracture entre peuple et gouvernement : les gens se laissent faire donc les politiques en profitent. Aussi, seuls de rares guatemaltèques ont de l’ambition, ceux qui en ont se rendent compte qu’ils peuvent tout prendre s’ils veulent. C’est tentant et c’est donc ce qu’il font pour certains.

Je n’ai jamais vu autant d’enfants qu’ici. De ce qu’on m’a dit, le Guatemala est quasiment autant vacciné que la France, juste que la proportion d’enfant est énorme, la population est très jeune. D’ailleurs, ne pas avoir d’enfant à 25 à s ici est un peu un échec. Les enfants sont un investissement pour qu’ils s’ occupent de soit à la retraite puisqu’il n’y a pas de système de retraite ici.

Les guatemaltèques, surtout au nord du pays, ont une belle peau : lisse et sans défauts. De manière générale, il y a de tout au Guatemala, des gens plus mates que d’autres, plus grands que d’autres. Le spectre de taille va de 1m30 à 1m80. Martha et Lorena par exemple doivent faire 1m35-1m40 mais le copain de Martha doit faire 1m80. C’est assez drôle, en France on n’a pas autant de diversité de ce côté là. Bon après là c’est les extrêmes, la moyenne est plus vers les 1m60 je dirais, mais tout dépend où.

La société est très traditionnelle : les femmes s’occupent de la maison et des enfants quand les hommes sont au travail. Tout le contraire de l’ami Leo qui reste à la maison quand sa copine est au travail ! (Coucou Léo 😂😘). Ceci étant dit, pour les hommes il s’agit de travailler au champ ou de porter des sacs de 40kgs et des parpaings, je ne suis pas sûr qu’un des deux sexe ai un avantage particulier.

L’industrie : il n’y en a pas ici, tout est fait main, il n’y a que de l’artisanat. Les Guatemaltèques sont très fiers de leur artisanat et de faire leurs tortillas à la main contrairement au Mexique (en vrai c’est super dur pour un novice haha). La contrepartie c’est que le Guatemala n’est pas très développé. C’est un pays pauvre, avec un salaire inférieur au salaire Mexicain mais avec des prix de la vie comparables.

Même si certains sont ambitieux, c’est encore pire qu’au Mexique : il n’y a aucun cadre qui leur permet de s’exprimer et/ou de participer au développement de leur pays. Pas d’industrie que de l’artisanat, pas de grandes entreprises. Tu peux être le meilleur ingénieur du monde, si aucune entreprise ne te permet de développer des idées ca ne sert à rien.

Un point important ici est la liberté et l’absence de gouvernement. À aucun moment j’ai entendu parler de ce dernier, idem pour la police outre à la frontière avec le Mexique. Pour moi c’est un peu un pays rêvé de ce côté là : pas de gouvernement, pas de police, chacun fait ce qu’il veut mais vu que les gens sont gentils et respectueux personne n’écrase personne. Après oui, à Guatemala ciudad c’est dangereux à cause du traffic de drogue, mais perso je vais pas me promener non plus en Seine Saint Denis, à Vaux en Velin ou dans les quartiers nord de Marseille ou Grenoble. Alors qu’on a une police. Qui sert à quoi du coup ? Je veux dire, à part faire traverser les enfants à l’école, courser les chats, mettre des PV, mal prendre les plaintes et les empreintes et courser les gens pour un 10 balles de shit pour faire gonfler les stats d’arrestation ? Bien sûr c’est à prendre avec du recul, en fonction de la culture et de beaucoup d’autres éléments, mais ça fait réfléchir.

Bilan : 800qtz + 185 qtz + 260 lempiras soit 91€ de cadeaux et 31€ de vie.

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