Le voyage de Marty, Popoyo #169

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Réveil tranquilou bilou, je chill, déjeune, discute avec les chiliens. Ils font de l’aquarelle, ils aiment bien ça, exprimer les sentiments, les ressentis. Ils peignent l’univers, quelle tâche ardue. C’est vraiment beau au final avec les couleurs. C’est un cône de violet, entouré de bleu, de noir, de jaune, de vert.

Ils voyagent de spots de surf en spots de surf avec leur tentes. Ils ont vraiment le profil et la dégaine de voyageurs long cours.

J’écris un peu et Jeremie viens me voir : c’est parti pour le surf ! Beaucoup moins de vague qu’hier, beaucoup plus de soleil. Je nage moins mais avec la fatigue d’hier je ne fais pas plus d’1h30 de cours pour autant. Par contre c’est ultra prolifique : il m’explique tout bien comme il faut, mieux qu’hier, j’arrive à surfer vite fait 2-3 vagues. Plus de vagues pendant 40min, on change de spots et là c’est le feu ! Je surf 3 vagues, mais pas juste monter sur la planche, vraiment surfer ! Jeremie me la’ce dans la vague, je la sens au niveau de ma taille, je me lève, regarde loin devant, la surf. Je la dépasse, je le sens car je ralenti et là je pense aux vrais surfers : ils ne surfent pas en direction de la plage mais à 45° ! Je tourne ma planche et continu de surfer la vague, avec le poid en avant pour prendre de la vitesse ou en arrière pour en perdre. Sur ces 3 vagues là, je dois surfer sur bien 50 m ! Jeremie est impressionné et me dit que c’est la première fois qu’il voit qqun surfer comme ça au bout de 3 cours (j’en avais fait un dans le pays Basque l’an passé). En fait les gens ont du mal avec l’équilibre (au moment de monter dessus) et la direction de la planche (au moment d’orienter pour surfer la vague). J’ai toujours été bon en équilibre, monter ne me pose pas de problème. Idem pour diriger la planche mais ça je pense que ça vient directement du fait que je fasse du snowboard : les sensations sont quelque peu similaires. Bref, je ressent vraiment le truc et prend beaucoup de plaisir à surfer comme ça !

Épuisé, je rentre et il continu de surfer solo. Je mange au restau du camping avec Quentin et ses deux amies de voyage de Belgique et d’Espagne.

L’après midi je chill et je ne sais pas trop ce que je fais. Je le fait avoir par le marchant de fruit aussi : 170 córdobas au lieu de qqch comme 60-80. En fait j’ai mis dans le sac, il m’a dit le prix je me suis dit “okay j’ai du en mettre plus que ce que je pensais, je fais toujours ça” mais en fait non pas cette fois. Je me suis fait avoir comme un américain, ce pour quoi ils m’ont pris d’ailleurs en me disant que l’ananas vient d’Hawaï. Je n’avais pas compris sur le moment mais en fait c’est ça. Le temps passe vite : on a fini le surf à 14h, le temps de manger, se doucher, se poser 5 min il est déjà 17h et le moment d’aller voir le coucher de soleil.

Je prend une bière et fume un joint. Je réfléchis un peu. Je me rend compte que le meilleur moyen de regarder le coucher de soleil est de côté. En fait, le coucher de soleil quand il n’y a pas de nuages c’est un dégradé de couleur, qui part du centre vers l’extérieur. Sauf qu’avec nos yeux on voit bien à l’horizontal mais pas trop à la verticale, on a une vision rectangulaire. Mais du coup on rate tout le dégradé dans le ciel. Sachant que tout le ciel est identique, si on le regarde à 45°C, on peut imaginer dans sa tête tout le reste du degradé puisque c’est identique partout dans le ciel, et en plus on voit la terre correctement. Du coup je regarde le soleil de côté.

Je repense à la discution qu’on a eu avec Léa à propos de ce qui nous manquait en voyage. Au Guatemala je manquait grave de chocolat, mais depuis plus rien, je n’en ai pas remangé mais ça ne me manque plus. PAR CONTRE UNE BONNE RACLETTE PUTAIN ça ça ferait plaisir. En vrai vu de l’étranger, une raclette ça doit être incompréhensible pour eux : en France ils font pleins de fromage différents et les font fondre pour les mettre sur des pommes de terre. Il y a quasi que nous qui faisons ça ! Enfin avec les pays des Alpes bien sûr mais voilà.

Le fait de voyager depuis si longtemps je prend du recul par rapport à ma vie et même par rapport à la France. Quand on demande à un étranger d’où il vient perso j’imagine la carte du monde et je place le pays. Après il peut habiter un peu n’importe où dans le pays. Maintenant quand on me demande d’où je viens et que je dis France j’imagine la même chose. Je viens de ce pays d’Europe de l’ouest, à peu près. C’est une impression assez bizarre !

Il y a pleins de choses que je n’écris plus dans mes articles car ça me semble logique, enfin je ne le remarque plus du tout. Genre les maisons colorées, les gens, les marchés, l’eau et les jus de fruit en sachet plastique par exemple.

Je mange les fruits trop cher et surprise : l’avocat qu’il m’a donné n’est pas DU TOUT mûr, genre faut attendre 1 semaine là. Putain, vraiment un pigeon sur ce coup ! Quand j’ai payé il m’a dit gracias por propina sous entendu que je lui laissait le billet, je rigole. Mais en fait non pas du tout, ça avait clairement un double sens ! Quel enfoiré !

Allez hop au dodo.

Bilan : 1275 Córdobas

One Comment

  1. Gros les bernards l’hermite c’est pas des mollusques, c’est des crustacés

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