Bolivouhack en panique par asticot #01

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Le truc quand tu pars en Bolivie une semaine après être rentré de 9 mois intensifs en Biélorussie, c’est que t’as pas réfléchi à ce que c’est de partir 2 mois en Bolivie… Je peux résumer ma sortie d’avion par “merde qu’est ce que je fous là”. La semaine suivante, au woofing après avoir passé 8h à coupé de l’herbe, par “comment rentrer plus tôt” .

Heureusement bonne ambiance au woofing, ça atténue un peu le goût de gasoil de l’exploitation deutsch qualitat. On part faire soirée à la chicheria du coin, accueil plein de bienvenu et de partage, surtout d’alcool. Surtout d’alcool peut se quantifier sur une vingtaine de verres de chicha. C’est bon, c’est doux mais mon ventre et ma tête ont fini par décider qu’à trop se foutre de leur gueule elle pouvait très bien me rappeler l’humilité de mes 70 kilos.

Lendemain visite de Cochabamba. Dimanche merde les musées sont fermés. Tiens on dirait une grosse statue de moi en haut de cette colline, la politesse m’oblige la visite. 2H30 de QUEUE.

Oui j’ai du succès.

JC

Mais revenons au chemin pour faire la queue. Dans la rue, des cris bolivien enjoués nous interpelle. Qu’est-ce que cet émoi ? 2 jeunes exaltés d’une vie de folie nous tendent un joint de l’amitié. Léo, bien heureux des coutume local, se rendra bien vite compte que tirer comme un débile sur le joint va lui péter la tête. Un rappel au sol le cloua assis au banc pendant une bonne heure. Forger la patience n’empêche pas le doute d’essayer d’avancer son vol.

Finalement, au matin suivant, une allemande te dit qu’aujourd’hui tu vas passer 8h à faire des copeaux de bois. Tu lui dis “Scheisse ich partir für die Montagnen”. Résultat : petit cours de cuisine avant de partir, rencontre d’un bolivien dans le truffi, stop dans la remorque d’un camion.

Cet épisode mérite du détail : route pavé + pente tu comprends bien que le camion galère. Toi t’es dans la remorque en train d’explorer l’human flipper quand tout à coup le camion prend un virage au dessus d’un précipice. Là, l’aventure commence.

Elle commence par une nuit à 4500 m, 4500 m, en France j’ai fait 2800 max. J’ai un peu mal à la tête, mal des montagnes ? Test du réchaud à alcool. Gammel, reste de riz et avoine, merde pas de couvert. Léo bricole une cuillère, fil de fer + pelure d’orange. Il est mignon mais j’ai froid au mains et la bouffe est chaude. Je mange avec les doigts, tous bénef.

Bonne nuit

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