Le Bolivouhack selon Pivot #7 : Cusco, sur les traces des inkas

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Cusco c’est l’ancienne capitale de l’Empire Inka. A leur arrivée, les espagnol ont fondé Lima (aujourd’hui plus de 10M d’habitants, 1/3 de la population péruvienne) mais Cusco reste une ville importantes du sud du pays (500K habitants). C’est surtout la capitale touristique du pays avec un centre ville classé par l’UNESCO qui est aujourd’hui complètement taillé pour les touristes. Il faut avouer que cette ville est magnifique avec des bâtiments somptueux et des patios coloniaux cachés un peu partout.

Toujours à deux après nos aventures à La Paz, on y a passé 4 jours du 2 au 5 septembre. Je ne vais pas tout détailler chronologiquement mais revenir sur certains faits marquants pour être plus concis.

Le choc d’inflation

La vieille ville de Cusco est vraiment un espace à part, tout est propre, les magasins de grandes marques occidentales côtoient les bars branchés et les restaurants végétariens. C’est le plus gros choc en arrivant de Bolivie : voir autant d’occidentaux partout dans les rues. Tout les prix sont à des montants minimum similaires à la Bolivie sauf qu’on paye avec une monnaie qui a 2 fois plus de valeur. Il suffit de traverser le boulevard pour se retrouver dans des ruelles agitées avec pleins de minis commerces locaux où les prix sont divisés par deux. Exemple pour la bouffe :

  • 5 à 7 Soles = Repas Completo en Bolivie (10 à 15 Bs)
  • 7 à 10 Soles = Repas Completo au Pérou
  • 20 à 40 Soles = Repas dans le centre de Cusco
  • 20 Soles ≈ 6€

La quête impossible

Après la bonne expérience de l’hostel à Lima on décide tout de même de prendre une auberge jeunesse dans le centre de Cusco. OK on aurait pu prendre un alojamiento un peu miteux comme Flétan adore mais on ne veut pas être trop excentré et surtout on espère rencontrer des backpackers pour nous accompagner sur le treck. En effet ces quelques jours en ville nous servent également à préparer notre gros projet suivant : partir 4 jours en autonomie dans les montagnes pour aller visiter le sanctuaire de Choquequirao.

Ce treck est peu emprunté et en réalité les nombreux touristes avec qui on sympatise sont souvent en voyage pour une poignée de semaine uniquement avec un planing fixé et très séré. On rencontre notamment des américains (totalement introuvables en Bolivie) qui viennent en avion à Cusco pour faire le Machu Pichu et les alentours en une semaine expresse. Les publications sur les groupes facebook dédiés ne sont pas concluantes non plus donc on accepte progressivement l’idee de le faire à 2 uniquement. Ce n’est pas si mal, on sera plus mobiles mais ça aurait pu être intéressant de partager cette expérience avec d’autres personnes.

De musées en musées

Ces quelques jours à Cusco sont également l’ocasion de faire des visites culturelles. On fait un free city tour assez complet. Le guide nous parle de la vie au Pérou en général et pas uniquement des bâtiments qui nous entourent c’est très intéressant. En vrac une série de fun facts :

La place d’arme ou le dernier inca a été écartelé
  • En dehors de Lima la population reste très conservatrice et ça se ressent dans de nombreux domaine par exemple l’éducation est non mixte jusqu’à l’Université et tous les élèves portent l’uniforme.
  • Il y a ce qui semble être des drapeaux LGBT partout mais en réalité le drapeau de Cusco reprend l’arc en ciel de l’emblème inca.
  • Le climat est tellement varié de chaque côté des Andes que tous les fruits du marché viennent du Pérou (et il y a un sacré choix !). Seules les pommes sont importées du Chili. On achète une paire de fruits exotiques inconnus.
  • Lors du gros tremblement de terre de 1950 tous les édifices coloniaux ont été endommagés excepté leurs fondations inkas qui sont restées intactes. De nombreux restes de temples oubliés ont été découverts sous les décombres.

On visite également le musée du Machu Pichu et le musée Inka. Cette civilisation est fascinante car ils ont développé un empire immense (l’ensemble de la cordillère du chili à l’équateur) et construit des édifices monumentaux avec des moyens très limités :

  • Pas d’écriture. Uniquement un système de cordes à noeuds pour transmettre des comptes (quipu)
  • Pas de chevaux ni d’animaux de trait. Les lama pouvaient porter qu’une quinzaine de kilos
  • Pas de roues. Une invention qui nous paraît pourtant évidente mais inutile dans les montagnes sans chevaux
  • Pas de travail du fer, ils sont restés à l’âge de bronze/cuivre. Malheureusement impossible de faire des outils coupants robustes avec de l’or tout mou…
  • Pas de voutes. Toutes les portes sont faites avec une énorme pierre en guise de linteau.

Le musée est un peu vieillot et toute la muséographie est vraiment d’un autre temps mais on découvre également de magnifiques maquettes du Machu Pichu et de Choquequirao. C’est mieux qu’un modèle 3D finalement et avoir ça en grand format permet de vraiment mieux comprendre ce qui nous attend.

La maquette XXL de Choquequirao

La nightlife à Cusco

On ne fait aucune fête mémorable à Cusco mais on passe quelques soirées sympas. Il y a un bar restaurant aux prix raisonnables dans l’auberge, on y passe donc un peu de temps. Pas mal d’extérieurs et de boliviens y viennent aussi le soir donc on est pas trop dans notre bulle. Dans le centre ville, il y a une rue très animée le soir avec un nombre impressionnant de concerts en live quelque soit le jour de la semaine. C’est très surprenant après 1 mois en Bolivie où on entendait rarement autrechose que de la Cumbia. On parcourt, fasciné chaque bar même minuscule ayant tous un groupe de rock jouant (il est vrai, plus ou moins bien) mais cela donne une atmosphère vraiment sympa. On reste même pour l’intégralité du concert d’un petit groupe de jeunes vraiment impressionnants.

On profite aussi des soirées pour se balader et discuter. On se retrouve sur les hauteurs de la ville et on en profite pour aller faire un tour dans la forteresse de Saqsaywaman qui n’est pas fermée la nuit. Les ruines sont blindées de touristes en journé mais la nuit nous avons tout le complexe pour nous avec la vue sur Cusco. C’est peut-être l’endroit où l’on rencontrera les constructions les plus impressionnantes. Des énormes pierres de plusieurs dizaines de tonnes assemblées à la perfection sans la moindre interstice entre-elles. À certains endroit je refuse de croire qu’ils aient réussi à monter de tels murs avec les moyens de l’époque et je suis persuadé qu’ils ont uniquement taillé des fausses jointures dans une falaise déjà en place. Je crois que les scientifiques se demandent encore comment ils ont édifié tout ça.

Les pièges à touristes

Dans le centre de Cusco, il faut apprendre à naviguer entre les pièges à touristes partout. Ceux qui pullule le plus sont les offres de massage. On se fait aborder tous les 20m par des femmes qui nous agitent un carton proposant des massages à partir de 20Soles. En réalité ce sont souvent des portes d’entrée pour de la prostitution d’après Marty. Ci-dessous quelques exemples de ce qu’on peut trouver d’autre :

Le guide nous a expliqué que 90% de la population de Cusco vit directement ou indirectement du tourisme donc c’est normal que chacun essaye à sa façon d’en tirer profit. En tout cas avec Blaireau on en a mart, et c’est pour ça que j’ai aucun regret de ne pas faire le Machu Pichu. Là bas c’est encore plus l’usine à touristes. C’est décidé, le lendemain on part pour Choquequirao !

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