Le bolivouhack selon Flétan #08 : bouffer la poussière

Jeudi 21 Juillet, 7h. On a super bien dormi da’s la residencia, qu’est-ce que c’est bon ! Au ptit dej, on mange des petits pains sans intérêt particulier avec de la margarine et un chirimoya, un fruit proche de la corrossole de Maurice. C’est super sucré, super bon !

Une rue de Morochata. Il y a même un peu de route en béton !
Comme partout on cultive… Des patates !

L’objectif du jour, c’est la petite ville de Independancia, à 80km. C’est ambitieux. On se met en route et au moment de quitter le village, un bus tout terrain klaxonne pour annoncer son depart. Il va dans la bonne direction, on saute dedans et c’est parti ! C’est très impressionnant, ça bouge beaucoup. Il arrive à son terminus au bout d’une trentaine de minutes et on doit continuer à pied. On marche 3h jusqu’à 11h30. La route fait des détours énormes pour passer des petits torrents, c’est beau mais un peu chiant. Vers 11h30, on passe à côté d’une maison en construction. Comme d’hab, on dit bonjour. Une fille nous dit de venir boire un coup. Il fait bien chaud et ça fait au moins une heure qu’on est en montée, ça ne se refuse pas. Elle nous invite dans la maison en construction et un jeune nous sert du pepsi. Ils sont au total une petite dizaine à travailler sur le chantier. C’est une famille qui construit une église. Ils ont l’air extrêmement croyants, comme tout le monde ici en fait. Il y a les soeurs, les oncles, les cousins, etc. Au moment où on pense partir, ils nous proposent de rester pour le déjeuner. On a une heure à tuer alors on se propose de les aider sur le chantier. Guillaume va aider à la cuisine et moi, j’amène des pierres qui serviront à paver le sol de l’église. L’avantage ici, c’est que c’est pas compliqué de trouver des pierres : il y en a par-tout. On en profite pour discuter. Guillaume se fait cuisiner à propos de sa copine et moi j’apprend quelques mots de Quechua avec les filles. On va pas se mentir, j’ai tout oublié. Je vais déjà essayer d’apprendre l’espagnole, on verra plus tard pour le Quechua.

J’ai pas de photos du chantier, alors voici une petite maison abandonnée

Puis vient le repas. C’est assez élaboré : patates, riz, fèves et maïs. Pas de légumes, pas de viande, pas d’huile, pas d’épices si ce n’est un peu de sauce piquante qu’on peut ajouter. C’est simple et efficace même si c’est pas le truc le plus goûtu qu’il m’a été donné de manger. Gonzalo, le jeune de la famille, discute bien avec nous, il est très sympa. Mais après manger, il est temps pour nous de reprendre la route.

On prend un camion, puis on marche au moins deux heures. C’est la partie la plus impressionnante. La route est perchée sur le bord d’une vallée extrêmement profonde les habitations sont en hauteur, de part et d’autres de la vallée. Au milieu, il y a juste un gouffre béant de plus de 1500m de profondeur. Il n’y a aucun terrain plat et quand on regarde en bas, plus ça descend, plus les terrains sont en pente et envahis de plantes épineuses. On comprend que les gens préfèrent rester sur les hauteurs, aux terrains un peu plus clément. Il y a aussi la poussière. Le climat est tellement sec qu’il y a une épaisse couche de poussière partout. En plus, la montagne n’est pas faite de roche mais plutôt d’une sorte de sable avec quelques cailloux dedans. Je ne sais pas par quel miracle la route tient.

Tu réfléchis quand tu dois croiser un camion là

Finalement, un trufi nous prend pour les derniers kilomètres et nous arrivons à Independancia avec la nuit. Ici les gens ont un peu plus l’habitude des touristes. On nous demande deux fois si on est allemands. Il faut ajouter à cela que le wwoof dans lequel on était est tenu par une allemande et que la plupart des wwoofers sont eux même des allemands. Il y a un patern, non ?

Pour la nuit à Independancia, on trouve des lits dans une « Residencia » pour 35bs (5€) par personne, exactement comme la veille !

Un commentaire

  1. Super!!

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