Le Bolivouhack selon Pivot #2 : Lima

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J’ai détaillé les préparatifs et les détails de mon voyage dans l’article précédent : Je vais donc raconter ici mon ressenti en revenant en particulier sur ce qui n’a pas été raconté par Flétan.

Le voyage en avion

Le voyage a commencé dès l’aéroport : obligation de portée un masque FFP2 ou alors 2 masques chirurgicaux l’un sur l’autre. J’ai dû en acheter, j’avais totalement perdu cette habitude. J’ai découvert ensuite que la même règle s’appliquait un peu partout à Lima où on nous a même demandé le passe sanitaire à l’entrée de certains lieux. Je pensais que les latinos seraient chill à ce niveau en réalité pas du tout et c’est peut-être parce qu’ils ont été touché plus durement que nous.

Sur 3 vols j’ai toujours été à côté de personnes de mon âge avec qui j’ai pu sympathiser en espagnol.

  • Un doctorant madrilène bossant sa thèse en mathématiques fondamentales.
  • Une Bolivienne ayant fait ses études en France et rentrant au pays pour la première fois depuis 4 ans. On avait la même escale de 18 heures à Lima mais elle a préféré rester à l’aéroport car la ville était trop dangereuse.
  • Un Bolivien dont la famille a émigré en Italie depuis 12 ans et qui retourne dans son village en Amazonie pour la première fois depuis.

J’ai donc pu pas mal discuter et prendre mes marques en espagnol même si ce n’est toujours pas vraiment ça. Heureusement Lucie m’a offert un petit livre de poche avec les bases pour se débrouiller en espagnol d’Amérique du sud. Ça me sert énormément. J’ai fait que 2 ans au collège et un an à l’INSA en tant que débutant il faut dérouiller tout ça !

L’arrivée à Lima

Mes premières impressions

Mon séjour a commencé par une longue journée à Lima entre 2 vols de nuits. J’avais déjà bien accumulé de la fatigue avant le départ et je n’ai pas beaucoup dormi pendant les 12heures de vol mais j’avais bien l’intention de découvrir cette ville.

Suite à l’article de Flétan sur leur journée à Lima, j’ai décidé de faire la même chose : j’ai esquivé tous les chauffeurs de taxis me disant que c’était des Favelas dangereuses à l’extérieur de l’aéroport et je suis parti pour le centre ville à pied. J’espérais tomber comme eux sur les rues d’artisans spécialisés par thème mais j’ai surtout traversé des faubourgs résidentiels plus ou moins pauvres. C’était vraiment une plongée dans un autre monde et j’observais tout. J’ai pris pas mal de photos de choses qui m’ont étonnées :

C’est un vrai contraste avec les rues de Lyon de la veille. Dans les légendes je n’ai pas décrit l’odeure et surtout la brume qui recouvre la ville. Elle doit être dû à la pollution mais aussi à l’humidité de l’océan tout proche. Ils appellent ça ici la Garúa.

Je ne suis pas resté longtemps dans le centre ville malgré la possibilité de visiter quelques monuments historiques. Je me sens oppressé dans cette ville gigantesque. Il y a peu d’espace vert, pas de grand fleuve et la banlieue semble infinie. Les seuls points haut sont des collines très inhospitalières. Elles sont surmontées d’une forêt d’antennes et des bidonvilles grimpent sur les pentes. Je décide donc de me réfugier sur la cote face à l’océan.

L’après-midi et la soirée

Je ne vais pas tout détailler mais j’ai passé une super après-midi dans un parc de Miraflores sur la côte. C’est un quartier extrêmement riche où on a l’impression d’être à Singapour. Une falaise sépare la grande promenade arborée de la plage de galés. Des parapentes se baladent dans les airs c’est impressionant. J’en profite pour pique-niquer, faire une sieste et lire mon livre.

Le soir je retrouve une amie de Jaime un pote péruvien de l’INSA. On se balade et on va manger en parlant anglais et espagnol. On discute de nos vies finalement très similaire et on fait connaissance. C’est vraiment comme un date mais sans arrières pensées et c’est vraiment sympa, merci Jaime !

Les transports

Lima et sa banlieue c’est plus de 10 millions d’habitants. L’habitat n’est pas très dense mais surtout étalé. Il faut donc d’imaginer une mégalopole comme la région parisienne sans le réseau de transport en commun Parisien. Par contre, toutes les rues sont quadrillées par des collectivos. Ces mini-bus indépendants prennent des passagers a la volé et vont dans toutes les directions. Le chauffeur fonce et un rabatteur pendu à la porte coulissante hele les passants et fait payer les passagers. C’est à la fois un énorme capharnaüm et super efficace.

La première fois que j’en ai pris un j’étais pas du tout serein. On s’est vite retrouvé serré à 13 dans le mini-bus et le crieur continuait à faire monter plus de monde. Lors de mon retour à l’aéroport le soir, le radiateur a carrément explosé à côté du conducteur. Il y a eu un peu de fumée dans l’habitacle et le moteur s’est coupé, c’était vraiment la cerise sur le gâteau ^^

Le seul transport en commun organisé de la ville est le Métropolitano. C’est un BHNS qui a une voie réservée au milieu de la voie rapide et passe toutes les 60 secondes. Il y a des portiques pour accéder au quais et des billetteries automatique, pour ne pas perdre de temps aux arrêts. La vitesse commercial de ces bus est probablement plus élevée que celle du métro de Lyon c’est super efficace.

Un arrêt du Metropolitano

Mon ressenti

Cette escale à Lima m’a permis de me mettre dans le bain et de faire une première étape avant La Paz le lendemain qui a été un choc suplémentaire. C’est assez dingue la différence de richesse entre la banlieu et les quartiers riches où les vendeurs de rue sont même prohibés. J’ai vraiment eu une réaction de privilégié en fuyant le centre-ville. La situation reste tout de même très correcte à Lima qui est une une grande ville développée par rapport aux campagnes ou à la Bolivie.

J’ai eu un aperçu ultra rétreint de la située et j’ai surtout discuté avec Lindy qui fait parti de la jeunesse dorée péruvienne. Elle fait son shopping dans des boutiques de marque occidentale et va au concert de Coldplay. Elle pourrait vivre à Paris ça serait similaire. Je n’ai pas pu discuter avec la vendeuse de rue qui se lève à 5 heure du matin et qui travail 7jour sur 7.

Ce qui m’impressionne particulièrement est à quel point une telle ville doit être ingouvernable. Il n’y a que de l’économie informelle prédomine, pleins de services ne sont pas centralisés. A La Paz on a encore plus ce sentiment de ville organique qui pousse toute seule.

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