CCCP #26 : la version P+R

Article sortant de la chronologie du blog pour retracer dans les grandes ligne le voyage de Patrice et Rémi du 20 au 27 juin.

Séparation

Le 20.06 on laisse Leo à la petite clinique à la frontière Tadjiko-Ouzbeck, cf. article # 22.
Pas grand chose à ajouter à l’article de Léo. La route est bordée d’abricotiers, la récolte bât son plein, les fruits sont délicieux.
La douane Ouzbeko-Kirgizhe est surprenament vivante, avec un bazar de part et d autre de la frontière. Le passage n’en est pas moins laborieux, on regrette l’espace Schengen.

Après une nuit à Osh nous expedions les 125 km d’asphalte jusqu’a Djalalabad. Léo nous y rejoints dans la soirée, il va mieux.

La frontière
Mosquée sur la route de Djalalabad

Dit worse

La nuit passe, en fait le Léo ne va pas beaucoup mieux. A l’aube il décide de rester, on n’insiste pas, les jours à venir s’annoncent bien physiques. On le laisse se reposer et on met les bouts. Léo résume bien la route dans son article #23.

Nous avalons la route plus rapidement que Léo. L’absence de propagande nous marque.
Le 23.06 après 1,5 jours sur la route nous arrivons à Kazerman. Nous avons fait 166km et 3300m D+ de piste. Nous dégotons un logement, ce qui n’est pas facile – merci internet.

Rencontre avec les chevaux sur la route du col avant Kazerman

Col of duty

Nous quittons Kazerman le 24 juin à la fraîche. Rapidement l’enrobé disparaît, la journée promet d’être longue. Les montées descentes s’enchaînent dans la poussière et la chaleur.  Dans l’après-midi nous atteignons la dernière montée du col de Kara-Koo à 2700m d ‘altitude. La route se faufile entre les roches rouges des montagnes, magnifique ! Nos gourdes se vident, aucun point d’eau en perspective. Par chance une voiture belge nous dépasse et nous ravitaille. Après un échange convivial la route reprend. Après deux virages je casse ma chaîne (changée à Douchambé). Le maillon rapide installé, je me rend compte avoir fait une erreur dans la course de la chaîne.
Bilan :
1. Possibilité de n’utiliser que la moitié des vitesses
2. Plus de maillon rapide de rechange il faut que ça tienne
3. J’enrage, j’avais une bonne chaîne Allemande un peu fatiguée, j’ai maintenant une chaîne Chinoise démontée…
L’ascension se termine en début de soirée. La vue est exceptionnelle, mais il y a beaucoup  vent.  On décide de faire la descente directement pour bivouaker proche d’un petit canal d’irrigation. Cette étape est de loin la plus intensive du voyage, D+ 2700m et 97 km de piste.

Ascension de Kara-Koo
Belle descente en perspective

Toujours plus haut

Le 25 juin, descente de 30 km puis la piste reprend son inexorable montée. Les décors de Western de la veille laissent rapidement la place à une vallée alpine  avec ses gorges et ses forêts d’epicéas. Un environnement très familier saupoudré de camps de Yourtes, fréquentés par des touristes Kirghises. Suite à la journée d’hier nos jambes sont lourdes et les lacets interminables. Exténué (surtout le papou) nous passons le col Moldo Ashuu à 3346m et nous arrivons sur le plateau de Son Kul, à plus de 3000 m. De la petite vallée du Berner Oberland nous passons en un instant aux steppes Mongoles. Le bétail paît sur une prairie rase parsemée de Yourtes. Quelques petits 4000 encadrent la plaine, on dirait tout au plus de grosses colines. On achève les derniers km jusqu’au premier camp et on prend la totale : nuit, repas, Banya (douche/sauna traditionnel ).

La vallée
La montée du col

Day off

On fait tranquillement le tour de la moitié du lac, 45 km. Le paysage est superbe on adore! Quelques photos valent mieux que beaucoup de mots. On se trouve un autre camp pour la nuit.

Couché de soleil sur le petit lac de montagne
Paysage digne de la Mongolie
A la pause de midi
Un camp de Yourtes
Exemple de flore local
Exemple de faune

Après l’effort le réconfort

Ascension d’un petit col pour sortir de la dépression puis une immense descente nous attend. Contrairement aux idées reçues les descentes ne sont pas toujours de tout repos mais après les ascensions des derniers jours nous l’apprécions. Elle nous conduit sur la route de Kotchkor et seul un violent orage nous ralentit. Au vu de la météo maussade dans la région les prochains jours, nous nous résignons à ne pas continuer l’aventure jusqu’au lac d’Issy Kul, pratiquement une mer intérieure. A la place nous prenons le taxi et rejoignons directement Léo à Bichkek cf. Article 25.

En direction de Kotchkor

En guise de conclusion, la trace GPS de ces 7 jours de vélo :

Total distance: 572.09 km
Max elevation: 3448 m
Min elevation: 719 m
Total climbing: 8766 m
Total descent: -7864 m

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