Le voyage de Marty, Santa Cruz #jour102

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Je me lève voir le lever de soleil, toujours aussi seul sur le pont. En fait les gens d’ici qui conduisent les bateaux sont plus des hippies que les hippies : eux ils sont debout à 6h et s’étirent sur le bateau. Je retourne me coucher faut pas déconner.

Après avoir bien dormi dans l’auberge de David (lol) je me lève, fais mon sac et mange la banane qu’il m’a laissé (merci champion) avec du miel. Putain ce miel des dieux olala, fou. Je pars et vais pour prendre un petit dej. Je tombe sur un café qui a des croissants ! Je demande le prix : 17 qtz le croissant. Je lui demande si c’est deux, il me répond “non non un”. Je ne peux pas m’empêcher de rigoler et m’en vais. 2€ le croissant mdr, toujours plus ! Vraiment un délire ici, c’est vraiment un truc à touristes qui viennent “se ressourcer” et dépenser 2000€ la semaine mais “tu comprend c’est pas une question d’argent, je me retrouve ici”. Oui c’est bien, va marcher dans les bois et saoule pas ton monde, ca évitera qu’on paie 2€ le croissant 😂

Je me prend donc un petit dej dans le restau de l’association. Banane fris au mole (sauce au chocolat) et café. C’est vraiment pas ouf, je suis déçu.

On se retrouve avec David et on part pour marcher jusque Santa Cruz. Le chemin est vraiment cool avec une jolie vue. On discute bien on s’entend bien. Il travaille dans le tourisme, réceptionniste d’hôtel. Il a travaillé un peu plus d’un an au club med et me raconte le bordel de travailler la bas. 50h/semaine payées 35, c’est pas ouf quoi. Aucun respect de la hiérarchie non plus. Ca l’a saoulé il les a planté pour les vacances de Noël.

On arrive à Santa Cruz et on va au restau de la communauté. La vue est sublime, c’est bon, ca fait super plaisir. Je goûte le pepian, un plat tipique d’ici avec une sauce chocolat/cannelle dans laquelle baignent des légumes, c’est accompagné de riz. Du chocolat et de la cannelle, j’aurais dû m’arrêter là, à partir du moment où il y a ces deux ingrédients je ne peux qu’aimer.

On passe à la boulangerie manger des donuts tout juste sortis du four et je me fais un pote sur le terrain de basket. En fait dans le village, la place centrale c’est aussi le terrain de basket et de foot. Tous les enfants du village y sont, c’est pratique, tu laisse tes enfants ici et tu les récupères le soir, pas besoin de payer la garderie ou le centre aéré.

On se sépare avec David, je vais à Panajachel et il rentre à San Marcos.

Arrivé un peu “en avance” pour retrouver Martha, la fille de CS, je fais un tour de la “ville”. Il y a pas mal de choses, surtout beaucoup de boutiques pour les touristes. Enfin que ça en fait. Première fois que je vois du vin au Guatemala.

Je retrouve Martha chez elle avec sa petite sœur Lorena. On discute un peu : Martha habite ici et travaille dans l’association de la communauté de Santa Catarina, elle a 29ans. Lorena habite encore à Cobán dans la ville de ses parents (divorcés) mais avec ses frères, elle entre en terminale en janvier et a 18 ans (Ils ont un an de plus d’école. En même temps leurs horaires c’est 7h45-12h30 et fin des cours). Voilà les présentation faites. Martha est sympa, elle me propose d’aller manger avec ses potes au terrain de foot, l’entraînement a été annulé.

On se rend au terrain de foot, qui est à côté de l’atelier de mécanique de son ami. Enfin son ami, son copain quoi. Il n’a pas fallu longtemps à mes qualités de perspicacité pour le comprendre (bon en vrai j’ai capté en rentrant quand ils étaient tous les deux allongés sur le canapé de Martha). Son copain travaille encore, il est 20h. On commande des Pupulas, un autre pote arrive et on joue au foot. Vous connaissez mon talent au foot, c’était pas glorieux. On va dire que c’était la faute des chaussures (non).

On mange. Les Pupusas c’est des tortillas épaisses fourrées avec qqch. J’ai pris une champignons, les autres je ne sais plus, c’était pas flagrant. On rempli de légumes normaux et de légumes piquants (des légumes dans un bocal avec du liquide et des piments). Franchement c’est pas mal ! Aucune idée du prix je me fait inviter. Je les inviterai la prochaine fois.

On rentre et Martha me fait dormir dans son lit (sans elle, on se calme). Les filles dorment sur les deux canapés. J’ai bien essayé de refuser mais impossible, à priori elles ont l’habitude d’être dans le salon et de dormir ensemble sur les deux canapé. Je suis sceptique, je ne sais pas quoi en penser mais devant son insistance j’accepte. Bon, je ne vais pas salir ses draps pour autant : je sors mon sac de couchage. Je me rend compte également que comme la tente est un peu ma zone de confort en terme de chambre, mon sac de couchage est ma zone de confort en terme de draps. C’est un peu comme si j’étais chez moi.

Son copain Otto comme Martha s’excusent de la manière dont ils me reçoivent : manger dans son atelier et prendre une douche froide. Mais franchement faut pas, si je veux tout parfait je vais à l’hôtel, le but de CS c’est de vivre avec les gens et moi ca m’a fait super plaisir de manger dans l’atelier de son copain, c’est super cool. La douche froide j’ai l’habitude aucun souci non plus ! L’eau de la rivière quand je me lave dedans est même bien plus froide !

Lorena et Martha ne sont pas grandes, 1m35/1m40 je dirais. C’est amusant parcequ’Otto doit faire 1m80-85. Ici la plage des tailles est plus large que chez nous. Idem pour les couleurs de peau. Il y a des gens très mates (souvent ceux des villages mayas) et d’autres beaucoup plus clairs (souvent à la capitale) en fonction des aïeux plutôt indigènes ou espagnols. Du coup il y a une vraie diversité physique. Bon pour la taille et la couleur de peau, pas pour la couleur de cheveux ou des yeux.

Bilan : 120 qtz soit 13,70€

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