Le voyage de Marty, Moto #jour197

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Réveil tranquille, pas d’américain qui gueule aujourd’hui. Je range mon sac, me met en équipement de moto, paie mon dû à l’auberge et part. 50min de métro plus tard, j’arrive devant le bâtiment du tránsito. À peine arrivé, Hugo (le mec de la moto) me demande le papier rose de rdv qu’on nous a donné hier. On va vite, j’échappe le casque… Bim, sur la visière. J’ai pas encore roulé avec qu’il est abîmé en plein milieu. Surtout que ça nous empêche pas d’attendre 10min de plus avant de rentrer… Fait chier, ça commence bien tiens. En parlant d’équipement, hier j’ai pris une veste en taille M pour pouvoir empiler les couches au Pérou et en Bolivie mais je me suis rendu compte qu’il y faisait pas si froid et qu’en fait une polaire c’est pas si épais. Du coup le M c’est grand en vrai. Impossible d’ aller le changer sans perdre encore l’aprem et j’ai tout sauf envie de retourner dans Medellín, tant pis.

On fait tous les papiers, ça marche niquel, ça prend 2h mais tout est bon, je reçois même ma carte grise en main propre à la fin. À Bogotá il faut prendre rdv puis ils demandent une adresse et envoient la carte à l’adresse 3j plus tard. J’ai de la chance a Medellín tout se fait en direct. Les papiers en main, je vais prendre un plat du jour typique juste à côté (2€50 ici), paie le parking, arnache mon sac et démarre. L’aventure m’attend.

Je roule et apprend la moto. Elle est peu puissante, freine “mal”, elle ne pardonne pas trop les erreur. C’est normal, je passe d’une moto 650cm3 et 50cv qui coûte 5000€ à une moto 180cm3 et 15cv qui coûte 1000€. Sur le coup ça fait bizarre. Surtout le freinage, il faut vraiment anticiper à mort. Je vais me mettre à croire en dieu moi !

À peine sorti de Medellín il y a des travaux, la route se transforme en piste et je suis bien content d’avoir une enduro. Après 1h de moto, blocage. La route est fermée pendant encore 1h30. Génial. Putain ça gave un peu, pleine journée bim ils ferment la seule route pendant 2h.

Ils réouvrent et on repart ! Franchement quel régal de rouler en moto dans ces routes à flanc de montagne, avec une vue magnifique, le paysage est sublime. Bon, la moto il faut la pousser un peu mais franchement ça marche pas mal non plus. Aucun regret d’avoir pris une moto un peu plus puissante, du coup ça reste un plaisir de rouler, avec une 125 ça aurait été juste chiant.

Les paysages sont in-croy-ables. Franchement les montagnes sont dingues j’en avais jamais vu de comme ça, ça monte raide, ça descend raide, ça remonte raide, c’est ouf.

J’arrive à Jardín et me gare sur la place centrale, ça à l’air chill, je laisse mon sac sur la moto le temps de trouver un Hostel. Un hôtel me propose 50 000 la nuit, je croise 3 français qui me donnent un bon plan à 25 000 la nuit. C’est bon pour ce soir mais pas demain, avec le week end tout est plein. Je fais le tour mais je ne trouve rien de mieux. Bon, la nuit ici, et en fait le gars me parle d’une finca à 1km qui coûte 35 000 pour demain, ça ira bien. J’ai envie de me poser et me doucher, flemme de camping sauvage.

Je me douche et me rhabille. Franchement ça fait plaisir de s’habiller un peu mieux, T-shirt blanc, jean Levi’s et bottines, ça régale. Je ressort et retrouve les français au bar, je prend un aguardiente. L’aguardiente c’est de l’alcool d’anis. Je pensais que c’était comme le Pastis mais non, ça ne se mélange pas, ça se boit comme ça. C’est pas mal, on sent bien l’anis.

On va ensuite manger dans un petit restau, nachos et fajitas pour moi. C’est un restau mexicain mais les autres voulaient venir ici, pourquoi pas. Les nachos avec la blinde de fromage c’est un peu comme notre fondue savoyarde.

On se pose ensuite au bar et on bois une bière avec Rémi pendant que le couplé paie son hôtel. Rémi à fait un BTS Technique de Commercialisation puis 5 ans dans l’armée comme chef de tank. Il a fini en octobre et voyage depuis le premier janvier, il a quitté l’armée car ça l’a saoulé, pas de budget, des chefs déconnectés de la réalités, des nouveaux engagés qui sont ici parce qu’ils n’ont rien à faire de leur vie et n’ont rien à faire de la France.

Retour et dodo

Bilan : 132 000 pesos soit 31€40

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