Le voyage de Marty, Adieu le désert #jour29

0

Je me réveille à 9h. On chill un peu. Les Argentins me montrent leur combi, il est grave stylé ! Je part chercher le lait de chèvre que j’ai demandé hier. 1h de marche sous le soleil encore. Au moment de payer, la dame me dit qu’elle ne sait pas combien me faire payer puisqu’elle ne vend jamais de lait, elle attend ma réponse. Mais je n’en sais rien moi 😂 il faut 3L de lait pour un fromage de 50 pesos, je lui donne donc 20 pesos.

Sur le chemin, j’ai le temps de penser. Est ce que je reste ici encore pour réfléchir ? Est ce que je m’en vais ? Comment je me sens ici ? Finalement, alors que je pensais rester plus, je sens l’envie de partir, comme si ma quête du Peyotl touchait à sa fin. Je sens que j’ai besoin de vivre d’autres expériences, rencontrer d’autres gens, m’ouvrir encore la vision avant de réfléchir à nouveau.

Je rentre et je fais des crêpes au lait de chèvre. Le lait est bon mais n’a pas non plus un goût très fort. Tant mieux. On les mange avec du sucre et du citrons, ils aiment beaucoup.

J’ai 9 stickers de la team bivouac dans mon sac, un par pays. Je les collerai aux endroits qui ont été importants pour moi. Les endroits symboliques et personnels qui m’ont beaucoup apporté. J’aime les symboles : donner une grande signification à une chose futile : la porte du désert, un sticker, un bracelet…

Je fais mon sac, je dis au revoir à tout le monde, pose un stickers de la team bivouac et part d’un pas décidé, sans me retourner.

Sur le meuble sur lequel j’ai posé notre sticker, il y en a également d’autres, dont 2 dont l’on peut retrouver les auteurs : Makila 69 et la team du Costa Rica qui a participé au Roller Derby à Manchester en 2018

Même si je part décidé, j’ai quand même la gorge serré. J’ai vraiment aimé cette pause et cela m’a beaucoup apporté. Montré d’autres choses importantes, permis de prendre le temps de réfléchir aux choses importantes.

Je repense aux mots de Steve, l’américain à Cabo Pulmo qui m’a dit “c’est bien de voyager comme tu le fait, je connais trop d’ingénieur pour qui la vie est beaucoup trop tracée, beaucoup trop carré, ils savent toujours comment faire cette chose ou cette chose de la meilleure façon, mais la vie n’est pas uniquement des chiffres, c’est quelque-chose de beaucoup plus organique, qui ne répond pas toujours à une logique pure mais à des sensations”. Cette escapade m’a permis d’apprécier un peu plus tout ça. Et c’est ce que je recherche dans ce voyage : voir autre chose, accepter la vie différemment, de manière beaucoup plus organique. Tout ne peux pas être parfait, puisque c’est vivant.

J’ai 4h30 de marche et le bus est dans 2h30. J’espère que le stop marchera haha ! Finalement un pick up me prend au bout de 1h30 et m’emmène directement à la ville. Je peux même prendre le bus d’avant !

Je prend le bus pendant 1h30 pour Matehuala. Je mange la meilleure torta que j’ai mangé jusqu’à maintenant : chorizo, fromage, avocat, salade, tomates, oignons, mayonnaise. Elle est beaucoup moins sèche que les autres. En fait ici la nourriture n’a aucune règle. Une tortas, en fonction de la región, n’a pas les mêmes ingrédients, la même taille, le même prix. Le seul point commun est le pain dans lequel c’est fait (et encore…). Et c’est pareil pour tous les plats. De plus, ce n’est pas toujours écrit le prix dans les stands dans la rue. Autant dire qu’on rentre qqpart et qu’on commande sans savoir ce qu’on va manger, en quelle quantité, ni combien ça va coûter.

Je prend un blablacar pour San Luis Potosí. Je paie 180 pesos au lieu de 300 en bus. Dans cette région ça marche pas mal. Dans les autres par contre je n’en ai pas vu beaucoup. C’est encore à l’ancienne, pas de commission de l’application, l’argent passe de main en main.

Martha de Couchsurfing vient me chercher à la gare routière où le blabla m’a posé. Super sympa ! Après elle n’habite pas dans la ville donc pas trop le choix haha ! Je prend une douche et dodo.

Bilan : 370 pesos soit 15€

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *