Le voyage de Marty, Volcan Telica #jour144

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Bon, je me décide enfin à écrire cet article au bout de 2 semaines haha ! Du coup, je me lève et chill le matin, je vais déjeuner tranquille. Dans l’hostel et dans la rue c’est traitement contre les cafards : ils enfument tout, mais vraiment tout, la rue y compris. Je ne sais pas trop ce que j’ai fait ce matin là mais pas grand chose. Je pars plus tard que prévu pour le volcan Telica après être passé au supermarché acheter de la nourriture. 1€ l’ananas. Je pars pour la route principale et fait du stop mais personne ne me prend.

Je demande mais les bus ne passent pas par ici, merde. Je vais donc à la station centrale. Pour un trajet de 20min je mettrais 1h30. Parfait, voilà de quoi rattraper mon retard ! Bon le bus est pas cher : 0,3€ haha! Mais j’ai intérêt à trouver un stop pour me rapprocher rapidement du volcan.

Bon, en fait ce que je pensais être une route est une piste. Plus qu’à prier, sinon j’ai 15kms à faire. Moi qui voulait voir le coucher de soleil je crois que je suis baisé. Ah ! Un stop!

Bon, vous l’aurez compris, au lieu de marcher à 5km/h on avance à 7-8km/h 😂😂 mais c’est déjà ça. En vrai le gars était super cool, il m’a pris sur sa charrette tranquillement. Il travaille pas et il habite dans un village dans le coin. On voit clairement à ses mains et ses pieds qu’il travaille la terre. Et qu’il n’a pas de chaussures. Bon ça c’était facile à deviner je vous l’accorde. La balade en charrette se termine et je termine le chemin à pied. J’ai perdu une bouteille d’eau dans la bataille, merde.

Au bord de la route de terre des maisons posées ça et là. Je ne sais pas trop ce que font ces gens, de l’agriculture sûrement, mais le terrain ici est très sec. Ils sont tous dans leurs hamacs, les enfants jouent entre eux. Leur vie n’a pas vraiment l’air exaltante. J’arrive au croisement avec la seconde piste pour le volcan, j’ai beaucoup de chance il y a une pulpería! Je prend une bouteille d’eau, ouf. Je continue de marcher et miracle ! Une moto me prend en stop ! Ça m’avance un peu, 3kms qqch comme ça. Il m’en reste donc 7 à marcher. J’ai raté le coucher de soleil c’est certain, sauf si j’arrive à l’apercevoir entre les arbres. Non. Je continue de monter et trouve un champ avec une vue pas trop mal, je me pose là et vois la fin des couleurs du coucher de soleil.

Je mange ici et fume un joint de la beuh de la dernière fois. J’y vais tranquille mais en fait elle est vraaaaaaiment pas forte. Je fume le pur mais je suis juste tranquille. Je vois un verre luisant et je me souviens qu’on m’avait demandé à quoi ça ressemblait, j’ai donc fait une vidéo pour ça. Après celui là est jaune et tranquille, il y en a pleins d’autres sortes. Ceux que je trouve le plus beaux sont les blancs qui volent et clignotent.

Franchement je ne sais pas pourquoi mais j’ai la grosse flemme. J’ai vraiment envie de me poser et en plus j’ai raté le coucher de soleil, c’est un peu la déprime. Bon, il me reste 45min de marche, ça va, on va le faire !

D’un coup je vois un grand trou, le sol disparaît sous mon regard. What ? C’est une illusion parcequ’il fait noir ? Non non, c’est l’immense cratère du volcan. Je m’approche, c’est un immense trou dont on ne voit pas le fond. On m’avait dit qu’on pouvait y voir la lueur de la lave mais je ne vois rien, par contre ça fume beaucoup.

Je redescend un peu, pose mes affaire sur le plat qui sert de zone de campement et vais voir le mirador sur la ville de León. Je m’allume un second joint et pense un peu devant la nuit et cette ville illuminée au loin.

Je pense à quel point la terre est quelque-chose d’insignifiant et passionnant. Ce gros cailloux qui s’est formé de dizaines de milliers d’autres cailloux par attraction gravitationnelle avec des gazs justes ce qu’il faut et une masse juste ce qu’il faut pour garder ces gazs autour de la terre. Avec de l’hydrogène et de l’oxygène, à la bonne distance du soleil, juste ce qu’il faut pour faire de l’eau et que cette boule de pierre files à des milliers de kilomètres heure dans l’univers abrite finalement la vie. L’école manque cruellement de profs passionnés c’est dommage. Quand je fume je prend du recul et je vois les choses sous un angle complètement différent. Là je suis un gamin émerveillé devant l’improbabilité de la terre. Des millions d’années plus tard, nous voilà à l’avoir colonisée quasi entièrement, à fabriquer des téléphones pour communiquer à travers les continents des satellites pour observer les étoiles à des années lumières, des microscopes pour observer des bactéries.

Je rentre, pose la tente et regarde les étoiles une grosse heure, elles sont superbes ici ! Je me couche à minuit… Et là… Gros vent toute la nuit. Impossible de fermer l’oeil…

Bilan : 192 Córdobas soit 5€

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