Le voyage de Marty, La Miel #jour217

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Réveil, petit dej au restau d’hier et je part pour La Miel. Je prend une glace en passant à la vendeuse de glace que des gens vantent comme les meilleure glaces du monde. Une banale glace à l’eau quoi. En fait il suffit qu’un blog enjolive un truc pour que la personne d’après dis la même chose et ainsi de suite alors que c’est pas ouf, je trouve ça fascinant. Bref, je monte les escaliers pour la frontière et arrive au sommet de la crête pour passer au village de La Miel.

En fait, Sapzurro c’est le village le plus au Nord d’Amérique du Sud et de l’autre côté de la frontière, au Panama, il y a le village le plus au sud d’Amérique centrale. Le village de La Miel est au Panama mais pas vraiment de frontière physique, juste une barrière symbolique. J’apprend qu’en fait le contrôle des passeports se fait quand on prend le bateau pour rejoindre le vrai Panamá, loin d’ici. La Miel c’est juste un petit village tout au bout, qui finalement devrait bien plus être Colombien que Panaméen. C’est assez drôle.

Je redescend de l’autre côté, marche vers la plage connue du village et regarde l’océan. C’est dommage parce qu’il fait gris, les couleurs sont donc bien moins belles qu’hier. Genre c’est vraiment pas pareil. Au retour je demande au militaire s’il existe des tampons décoratifs pour le passeport mais non. Genre un tampon non officiel pour dire “j’étais la bas”. Je sais que ça existe à certains endroits.

Je rentre et vais manger dans un petit restau. La dame reçoit un pêcheur qui vient avec un gros poisson, elle le met directement au congélateur. C’est tellement dommage. Ceci étant dit, le repas est pas mal.

Je vais sur la plage, regarde les enfants jouer puis vais a la cascade en prenant soin d’emmener le joint. Putain, c’est absolument génial de fumer dans la forêt ! L’effet rappelle les champignons, les arbres sont beaux et vivants ! Voilà l’exemple parfait de ce qu’on disait la dernière fois avec Jérémie, une fois débloqué une nouvelle sensation grâce à une drogue on peut la revivre. Super cool ! Arrivé devant la cascade, elle est pas si ouf mais je me pose et laisse mon esprit divaguer. Je vois des formes dans la cascade, enfin des visages plus particulièrement.

Une fois l’effet dissipé je rentre, regarde les enfants jouer puis vais manger des “patacones con todo”. Bon en vrai une banane entière en mode para on recouverte de viande de poulet, de saucisse, de fromage et de sauce.

Je pensais partir demain pour longer la côte à pied mais en fait s’il fait mauvais temps aucun intérêt. Je vais donc aller directement à Trigana sans perdre de temps. Je suis un peu trop en mode deadline et il faut que j’avance. Je parle avec Manue et elle me détend par rapport à ça. J’ai du mal à accepter d’être chill et que je vais rater des trucs à voir en Colombie, j’ai envie de tout faire. Chez moi les choses marchent en déclic. Je vais me forcer à rester un jour de plus sans avoir grand chose à faire et ça sera très certainement le déclic dont j’ai besoin pour accepter de prendre mon temps (et effectivement ce sera le cas).

Je vois les gens mais j’ai du mal à sociabiliser avec eux. Ils font un anniversaire. Je ne sais pas trop quoi leur dire et ils ne sont pas avenants non plus. Je bois donc ma bière solo sur le ponton en me disant qu’il faut que je profite des instant de vie. Un mec s’approche, voit un poisson dans l’eau, choppe une pierre, la balance fort sur le poisson qui se retourne et remonte à la surface. C’est un ouf ! Après la pêche à la machette au Guatemala maintenant la pêche au caillou ! Je vais voir, ils récupèrent le poisson, me disent que c’est bon à manger et lui mettent un shot de rhum dans la bouche avant de le relâcher. Bon, le pauvre ne va jamais renager. C’est un poisson tout en longueur, 40-50cm, avec une bouche ultra effilée et des dents. Il doit faire 6-7 cm de large.

Je continue mon chemin et croise une table de vieux, top, je vais pouvoir discuter ! En fait non, ils ont la musique à fond, laisse tomber, entre l’accent et la musique je ne comprendrai rien. Je rentre donc et vais me coucher. Il faut un peu moins chaud cette fois ci et j’ai viré le double toit de la tente, ça aide aussi.

Bilan : 70 000 pesos soit 17€

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